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Nous entrons dans l’ère tertiaire du partenariat !

Ère primaire : Des réseaux d’assurances complémentaires filiales de groupes financiers recherchent un nombre d’Ostéopathes dans chaque région à inscrire comme praticiens acceptant leur tarification.
C’est un partenariat financier : « je donne ton adresse à mes clients, en échange tu me fais un tarif préférentiel…. »

Ère secondaire : Ces mêmes réseaux (à but lucratif) anticipent sur la qualité des soins en Ostéopathie.
C’est un partenariat qui se veut qualitatif : « tu es Ostéopathe exclusif, tu as besoin de te faire connaître, je te présente comme sélectionné par nous comme praticien de qualité à mes clients, et en échange tu me fais un tarif préférentiel… »

Ère tertiaire : Les réseaux mutualistes à but non lucratif entrent en scène, on ne parle plus de «sous» mais d’exigence de formation.
Ce n’est plus un partenariat c’est un examen de passage, voire un concours d’entrée.
« Prouve moi que tu as réussi ton diplôme, dans la bonne école avec le bon nombre d’heures de formation et je te ferais figurer parmi les Ostéopathes reconnus par MOI… »

A quand l’ère Républicaine, où un ministère déterminera une profession et non un titre, et dotera celle-ci d’un Ordre professionnel ?

A quand l’ère Démocratique où un référentiel de formation interviendra AVANT l’octroi des agréments de formation ?

A quand l’ère Egalitaire où les passerelles de formation respecteront les compétences acquises ?

Le SNOF se bat pour la profession OSTEOPATHE, et seul un cadre légal donnera à l’exercice de l’Ostéopathie les garanties nécessaires à la protection des patients et des professionnels.

Les mutuelles ont un rôle ECONOMIQUE et ne peuvent se substituer au ministère en délivrant des labels.

Les individus Ostéopathes, comme tout professionnel libéral, ont le droit d’adhérer à un ou plusieurs réseaux, ce n’est pas une obligation, ni une preuve de compétence.

Ce n’est pas à un syndicat de dicter une ligne de conduite et faire sans arrêt des rappels à l’éthique. Ce choix est un choix en conscience qui concerne tout à la fois l’individu et la collectivité. Si nous sommes tous des travailleurs indépendants, certains veulent croire que le mot indépendant est un synonyme d’individualiste.

L’ostéopathie sera ce que les jeunes veulent qu’elle devienne et c’est à eux qu’appartient désormais la construction de leur cadre d’exercice.

À chacun de mettre en première place ce qu’il croit être son intérêt personnel pour un très hypothétique bénéfice à court terme ou bien essayer de placer au plus haut sa profession pour un réel bénéfice à long terme dont chacun récoltera les fruits.

Enfin, celui qui rejoindrait un réseau par quête de reconnaissance ou de label ferait mieux d’adhérer à un syndicat, car il vaut mieux être reconnu par ses pairs que par des marchands.

Nous répondrons individuellement à chaque adhérent qui nous sollicitera sur ce sujet, en fonction de sa situation personnelle.