Assemblée Générale de Médecine Ostéopathique

Le 5 décembre 2015 à 11h00

Rapport moral du Président

Les formalités administratives étant accomplies je déclare l’AGO du 5 décembre 2015 de Médecine Ostéopathique ouverte.

 

Nous sommes là est bien là DEBOUT et pour un moment ! Les vautours sont éloignés ! Pourtant on n’aurait pas donné cher de notre peau il y a encore quelques mois.

 

L’an dernier vous nous avez accordé votre confiance en votant pour un Conseil d’Administration restreint. Un Conseil d’Administration de crise. Nous avons le plaisir de vous annoncer que, aujourd’hui, nous sommes sortis des difficultés de la zone de turbulence. Vous avez eu raison de nous faire confiance et nous vous en remercions. La décision, difficile mais courageuse, que nous avons prise est à notre sens, on ne peut plus, clairvoyante dans le nouveau paysage syndical qui se dessine.

La situation est stable la trésorerie est saine et ce grâce à notre argentier à notre éminent gestionnaire Frank, Frank RIDEL à qui nous devons rendre hommage.

Nous pouvons, sur les bases que nous sommes fixées l’an dernier, envisager l’avenir de notre organisation avec la plus grande sérénité. Notre vœux le plus cher était de nous débarrasser de la lourdeur administrative de fonctionnement afin de nous concentrer sur la réflexion, les rencontres et les actions à mener.

Aujourd’hui cela est possible c’est pourquoi nous devons enrichir le Conseil d’Administration de nouveaux membres pour une meilleure répartition des tâches, davantage de réactivité et tout simplement pour apporter un peu de sang neuf. Nous y reviendrons en fin de réunion où nous procéderons à l’élection des candidats.

 

Ceci étant il convient, à présent, d’évoquer la situation générale, vous êtes là aussi pour ça !

 

La cure de jouvence de l’ostéopathie française n’est pas terminée, elle n’est pas prête de se terminer. En effet :

Rappelons brièvement la situation : sur 34 établissements ayant déposés un dossier d’accréditation 23 ont obtenu l’agrément, 2 écoles, supplémentaires, après recours ont eu raison de la commission nationale. Ce qui porte, aujourd’hui, à 25 le nombre d’établissements agréés. Les recours ne semblent pas être terminés. Rappelons, au passage, qu’au Royaume Uni le nombre d’établissements est fixé à 7, je vous laisse réfléchir sur la volonté du gouvernement de réguler la profession.

In fine le nombre d’étudiants reste inchangé.

 

Ceci est qui intéresse le plus les professionnels avec bien sûr le relèvement du niveau de formation et surtout des cliniques.

Concernant cette dernière mesure, le relèvement de la formation, les textes ont finalement validé ce qui se pratiquait (à l’exception d’un !) dans tous les établissements en précisant bien qu’il est hors de question d’évoquer les ECTS en vue d’une correspondance universitaire. En clair : pas d’équivalence universitaire possible.

Nous l’avons dénoncé dès la première réunion au ministère, nous l’avons dit, écrit et rabâché.

Tout ceci n’est, déjà, pas très reluisant pour l’ostéopathie et bien c’est seulement l’arbre qui cache la forêt. La forêt c’est le partage du titre. Le partage du titre est la pire des configurations qui puissent arriver à l’ostéopathie. Le partage du titre empêche les ostéopathes de progresser dans leur autonomie, dans leur pouvoir de décision, dans leur liberté d’action, dans la véritable Recherche qui nous est chère à tous. Pour une bonne et simple raison : c’est que nous devrons TOUJOURS compter avec les états d’âme des autres professionnels intervenant dans le titre. Regardez les interventions des sages femmes concernant le traitement des bébés dans les maternités, des kinés et médecins ostéo dans les cliniques et hôpitaux qui proclament, haut et fort, qu’ils sont les seuls à pouvoir pratiquer dans ces lieux et demain dans les maisons de santé. Ne parlons pas des interventions des mêmes au ministère pendant les réunions, ils sont dans la toute puissance.

Ne nous laissons pas faire.

Nous l’avons dit, écrit et rabâché, tandis que le SFDO, l’ UFOF, un syndicat de Kiné et de médecin envoyait un courrier publié, de soutien et de remerciement à la ministre de la santé. Courrier qui disait en substance (comme s’il s’agissait de la marquise de nos grands parents) surtout ne changez rien madame la ministre tout va très bien tout va très bien. Tout ceci est totalement pathétique, les bras nous en tombent !

 

Une telle compromission constitue une trahison à l’égard des grands noms de l’ostéopathie et de nos maîtres. Nous en appelons à votre pouvoir de réflexion.

Il est vrai qu’aujourd’hui la véritable provocation c’est la réflexion.

Que pouvons nous, me direz vous.

Et bien faire ce que nous avons appris des magistrats eux mêmes, et du savoir faire des avocats et pas n’importe lesquels, c’est à dire poser des questions simples parfois de bon sens mais exiger les réponses et puis un jour les réponses contredisent le dispositif qui ne nous était pas favorable c’est là que les choses changent pour nous. Ça marche fort bien, croyez moi mais c’est une démarche longue qui exige un important travail de synthèse. C’est ainsi que Médecine Ostéopathique ex SNOF a fait modifier la définition de l’ostéopathie au ministère à propos des manipulations internes. C’est là tout l’esprit de Médecine Ostéopathique.

Je profite, ici, pour rendre hommage au magistrat Muffragi qui fut à l’origine de la création de notre organisation et Eric Planchat qui reprit le flambeau haut la main. J’ajouterai aujourd’hui quelques magistrats du sud de la France et notamment M Ricard Avocat Général de la Cour d’Appel d’Aix en P. très intéressé par notre démarche professionnelle et qui nous interpela lors de notre remise de diplôme de formation à l’expertise.

Il convient aussi de nous rapprocher des médecins, kinés, SF exclusifs qui ne voient pas toujours d’un bon œil le mélange des genres dans leur propre profession.

En fait le plus difficile reste de convaincre nos propres confrères leur expliquer que le partage du titre est diabolique pour l’ostéopathie. Nous sommes les seuls à le dire, je crains de devoir penser que nous sommes les seuls à le comprendre.

L’organisation qui est la notre fut toujours à l’avant garde de la réflexion, nous en sommes éminemment fier.

Médecine Ostéopathique est notre nom.

Que nous n’avons pas entendu à cet égard, PROVOCATION est le terme qui revenait le plus souvent dans les états major des organisations d’ostéopathes, comme d’habitude, bien-pensantes, les médecins devaient tout casser nous les attendons encore, les kinés, courageux comme d’habitude non rien compris, comme d’habitude ! Seuls quelques éléments du ROF nous suivent, eux ont compris.

LA VERITABLE PROVOCATION, aujourd’hui, C’EST LA REFLEXION vous dis-je. Il n’est pas politiquement correct de remettre en cause ce que certains, non ostéopathes, ont décidé pour nous surtout lorsque la plupart des organisations le valident pour d’obscures raisons.

Plus que notre rôle, notre devoir est de vous dire, il consiste à mettre en garde nos collègues et surtout les plus jeunes qui souvent n’arrivent pas à vivre de leur activité. Il faut bien avouer que leurs études ne les ont pas formés à ce genre de réflexion.

Peu importe, notre devoir est de les informer des pièges qui les guettent.

Notre mission de responsables est de combattre ces pièges

Un dernier exemple : citez nous une organisation ayant déjà engagé une action contre les restrictions d’actes ?

 

Réponse Médecine Ostéopathique ex SNOF !

 

La politique de MO a un objectif premier : COMBATTRE LE PARTAGE DU TITRE D’OSTEOPATHE. Dans l’immédiat tout est dit.

Le combat s’annonce long et périlleux mais nous savons qu’il est juste, en tout cas nous vous le disons à nouveau, nous serons, à cet effet, soutenu par le pouvoir judiciaire.

Faites circuler la parole autour de vous, gardez votre libre arbitre au fond de vous même et venez échanger avec nous, avec Médecine Ostéopathique,

 

Ensemble nous réussirons.

 

Jean FANCELLO