Etudiants

L’inscription à Médecine Ostéopathique est GRATUITE pour les étudiants pendant toute la durée de leurs études. Cette inscription leur permet d’être tenus régulièrement au courant de l’évolution de notre PROFESSION et des actions menées par Médecine Ostéopathique pour les faire aboutir.

Vous pouvez télécharger ci-après :

BULLETIN D’ADHESION Etudiants

Liste des établissements français de formation agréés



L’importance du compagnonnage et du syndicat
mis en ligne le 28/11/2011

Vous trouverez ci-dessous le témoignage d’Alix MARGNAT, une jeune ostéopathe marseillaise fraichement installée.

L’adhésion à un syndicat :
Diplômé en 2009 au Cop à Marseille après avoir commencé à Iso AIX, j’ai fait une 6eme année au CEESO Paris.
Malgré un parcours éclectique, je n’ai que peu entendu parler de syndicat, si ce n’est pour nous dresser le tableau déplorable de notre profession avec en France « une Ostéopathie incapable de parler d’une seule voix vu le trop grand nombre de syndicats ». Un prof, parfois, impliqué dans un syndicat abordait vaguement le sujet. Un chef d’établissement, parfois, lui aussi très orienté, faisait venir un seul représentant d’une seule organisation, pour une présentation à laquelle nous n’étions qu’un petit nombre à y assister. Dans ce contexte, pourquoi s’inscrire à un syndicat, combien y en a-t-il, lequel choisir ?
Personnellement, c’est grâce au « compagnonnage » effectué depuis plus de 2 ans chez un ostéopathe d’expérience que j’ai commencé à comprendre l’importance des syndicats.
Et ce n’est que lors de l’AG du 22/10/2011 du SNOF que j’ai pu être persuadée de la démarche.

Les difficultés pour les jeunes :
Beaucoup s’accordent à dire qu’il y a trop peu de jeunes diplômés inscrits dans un syndicat. Les raisons sont plus ou moins évidentes.
Au sortir des études bon nombre d’entre nous manquent terriblement de formations en terme de gestion, comptabilité, et communication, bref à mes yeux les bases même d’une profession libérale. Si on parle de compétence ostéopathique ça se corse encore ! On ne devient bon ostéopathe dès lors que nous nous donnons les moyens de continuer à apprendre après l’école. C’était probablement déjà plus ou moins le cas autrefois mais aujourd’hui c’est devenu nécessaire …
Ceci explique que beaucoup de jeunes ostéopathes arrêtent l’ostéopathie pour se réorienter vers une profession paramédicale ou même dans tout autre chose. Dans ce contexte, la préoccupation essentielle n’est plus hélas (!) de connaitre le devenir de la profession, mais bien de savoir comment réguler le nombre de futurs confrères. Chercher un petit boulot à côté pour vivre, voire même chercher à savoir quelles sont les passerelles vers d’autres études pourrait devenir une obligation.
Pour ma part, Il est quand même possible de s’en sortir par :
– le compagnonnage
– les formations post graduâtes
– la solidarité (Je fais partie d’un petit groupe de jeunes ostéopathes qui se retrouvent pour échanger sur les techniques, les cas de patients difficiles, les questions administratives …).
L’adhésion à un syndicat représente un véritable investissement. Pour autant, je ne regrette pas de l’avoir fait parce que je crois en moi, à la profession et en mon syndicat.

Le compagnonnage :
Comme beaucoup de professions, l’ouverture d’un cabinet d’ostéopathie ne devrait pas s’envisager sans expérience préalable chez un professionnel.
J’ai eu cette chance, et je tiens à dire haut et fort à quel point ça m’a été bénéfique.
J’ai énormément appris que ce soit en termes de techniques, de gestion d’un cabinet, de gestion des patients et j’ai surtout pu développer ma main, mes sensations, « le toucher », car c’est d’un partage du toucher dont il s’agit.
En plus de cet échange, nous avons pu travailler ensemble pour réaliser une étude de recherche grâce à son savoir faire, ses patients et mon temps.
C’est pourquoi je conseille à tous les ostéopathes établis de recevoir des jeunes pour le bien de la profession. Il me semble souhaitable, agréable et valorisant pour un praticien d’expérience de partager ses connaissances et son savoir-faire auprès des jeunes. Transmettre l’expérience et la richesse de ce métier devient indispensable dans un contexte où ce sont de plus en plus de jeunes diplômés, à peine sortis de l’école, qui deviennent prof…
La remarque la plus courante des ostéopathes qui refusent de prendre des étudiants en cabinet est la peur de déranger leur patient.
En deux ans au rythme d’une demi-journée par semaine, il n’y eut qu’une ou deux personnes qui m’ont demandé de sortir. La seule gêne que ressent le patient c’est celle de l’ostéopathe lui-même. S’il est confiant en sa démarche de compagnonnage, les patients le sont aussi !