Le Conseil d’Etat tacle les kinés

LE CONSEIL D’ETAT RECONNAIT LA SPECIFICITE DE L’ACTE OSTEOPATHIQUE ET « TACLE » LES KINESITHERAPEUTES.

 

 

La décision du Conseil d’Etat (23 mars 2016) de rejeter la requête des Masseurs Kinésithérapeutes démontre bien que l’ostéopathie n’est pas une activité annexe ou annexée à une autre profession.

Cette décision confirme que l’ostéopathie n’est pas une profession paramédicale, elle n’en constitue pas moins, n’en déplaise à certains, une profession de santé de première intention non régie par le code de santé publique.

Il ressort surtout de cette analyse l’élément majeur précisé par le Conseil d’Etat : la spécificité de l’acte ostéopathique qui répond au concept ostéopathique. IL ne saurait être acquis dans les écoles de masso kinésithérapie !…

Autrement dit il ne reste plus qu’un tout petit pas à franchir jusqu’à la spécificité de la pratique, autrement dit : la protection du titre d’ostéopathe.

On voit bien, au travers de cette requête, la volonté clairement affichée, de convoitise et de contrôle, de la part des kinés. D’autres prétendants se montrent plus discrets…

Il est temps, pour nous ostéopathes, de définir une réflexion sur l’avenir de notre profession. Ne laissons pas autrui s’en emparer et nous dicter ce qui est bon pour nous.

Exercice unique pour une profession unique quelque soit le pré requis, médical para médical ou pas, (masseur kiné, sage femme, médecin ou autre).

Cela s’appelle la protection du titre. Il est infiniment regrettable que seul Médecine Ostéopathique (ex SNOF) défende cette position pourtant recommandée par l’IGAS.

Aujourd’hui pour des raisons politiciennes le ministère répugne à prendre cette décision, mais demain, à n’en pas douter, elle sera expressément suggérée par le pouvoir juridique qui aujourd’hui, déjà, s’interroge. Elle mettra enfin un terme à cette confusion des genres intenable sur le plan social, administratif et juridique, entre professionnels différents.

 

MO se réjouit de cette décision capitale du Conseil d’Etat, une des plus importantes qu’il n’ait jamais rendu pour les ostéopathes à exercice unique.

Cette décision valide ce que nous avons toujours soutenu et défendu depuis la création de notre organisation (1989). Visitez notre site vous comprendrez la logique des actions menées et les difficultés à les réaliser. Tout cela constitue le travail entrepris pour la reconnaissance de l’ostéopathie.

Ne nous arrêtons pas en si bon chemin, rejoignez nous, rejoignez Médecine Ostéopathique.

 

Bonne lecture !

 

Jean Fancello

Président de Médecine Ostéopathique