MEILLEURE FORMATION MAIS TOUJOURS PAS DE REGULATION DE LA PROFESSION.

L’avenir des ostéopathes toujours compromis.

Les nouveaux décrets précisant la formation ainsi que les nouveaux critères d’agréments des établissements de formation devraient voir le jour dès notre retour de plage.

Malgré une nécessité absolue de revoir à la hausse les études d’ostéopathie, volume horaire et qualité, quel impact sur l’exercice même du professionnel ?

Pour mémoire, Profession Ostéopathe-SNOF a fait préciser à l’administration par l’intermédiaire du Conseil d’Etat (2 juillet 2009) l’obligation de produire un référentiel formation, document préalable à la mise en place d’une profession.

Si nous nous réjouissons sur le principe d’une meilleure formation des futurs professionnels, nous déplorons le maintien du partage du titre et le nombre toujours trop important des établissements de formation, une trentaine d’établissements devraient encore subsister (8 au Royaume-Uni pour la même population). Le taux de croissance des « porteurs du titre » reste malgré tout exponentiel.

Ces deux dispositions ne vont pas dans le sens d’une amélioration de la situation économique des professionnels et surtout des plus jeunes.

Si l’ostéopathie : « n’est pas un prolongement de la profession de médecin ou de kiné », il faut en finir avec la confusion des genres. Réservons l’appellation ostéopathe à ceux qui en font leur profession. La protection du titre n’est pas d’interdire la pratique des actes à quiconque souhaite les pratiquer. Les actes de kiné, d’infirmier et même certains actes pratiqués par les médecins ne bénéficient pas tous d’une protection, en revanche le diplôme de ces professions à juste titre est protégé.

Au SNOF-Profession Ostéopathe nous avons des adhérents qui naguère exerçaient la profession de kiné, de médecin, d’infirmier, de sage-femme ou étaient simplement titulaire du baccalauréat avant le DO. Nous pensons que la diversité est toujours enrichissante quand elle ne conduit pas à l’amalgame. L’ostéopathie n’échappe pas à cette règle et tous ces adhérents ont choisit l’exercice exclusif. Ils ne le regrettent pas. Les patients non plus ! N’oublions pas que ce sont eux qui ont souhaité notre existence, aujourd’hui cette confusion des genres les exaspère car eux-même ne la comprennent pas.

Nous pensons que la protection du titre est le premier facteur de régulation d’une profession. Il nous paraît légitime d’en exiger sa mise en place d’abord pour une meilleure identification et une maturité de la profession ensuite pour un accès direct à une recherche efficace et non subordonnée au bon vouloir des lobbies.

Cette évidence, nous sommes les seuls à la revendiquer.

La question aujourd’hui que devrait se poser tout ostéopathe : Que dois-je attendre de ma profession pour demain ? Que puis-je espérer ? Dois-je rester passif et observer tranquillement depuis mon cabinet que d’autres s’en chargent pour moi ?

Si c’est le cas, retournez à la plage !

Sinon soutenez-nous, rejoignez-nous, rejoignez Profession –Ostéopathe SNOF, Ensemble nous réussirons !

Jean FANCELLO
Président